de Londres a Dublin

Publié le 5 Décembre 2012

Apres quatres mois passe a Londres, je passe mon samedi recluse dans ma chambre comme toujours, lorsque Daddy vient frapper a ma porte. Il me demande de le rejoindre dans la salle a manger, il veut qu'on discute.

Sur la defensive ( ils ne discutent jamais avec moi, sauf pour me reprocher des choses), je le suis. Il m'annonce alors que mon aventure chez eux et termine, que pour des raisons financieres ils ne peuvent pas me garder ( financiere, serieusement? c'est pas parce que une fille aupair est loin d'etre la bienvenue dans cette maison?). C'est pourquoi, et il a l'air desole en me disant cela, ils voudraient que je quitte la maison ce weekend.

J'ai le droit de sauter de joie? Bon, beaucoup de personnes seraient a la fois en colere et prises d'angoisses a l'idee d'etre virer du jour au lendemain, mais personnellement c'est un immense soulagement.

Voila un mois que je cherche reellement et activement une autre famille chez laquelle vivre. Apres plusieurs semaines de patience, mon seuil de tolerance a etre traiter comme une bonne dont on ne veut pas avait ete depassee depuis longtemps. En Septembre je mettais l'ambiance generale sur le dos du temps qu'il faudrait aux filles pour m'adopter comme un membre de la famille. En octobre je n'avais plus de soucis avec les filles mais uniquement avec Mummy, et en novembre les filles avaient suivis le mouvement du " si la terre ne tourne pas rond c'est de toute evidence la faute de la bonniche" et rien n'allait plus.

J'avais rencontre plusieurs personnes, contacter beaucoup d'autres, mais il est difficile de trouver une famille lorsque on a pour excuse pour changer de poste qu'on n'accepte pas d'etre traiter comme une bonne. C'est alors que par hasard je recois un email d'une famille qui a vu mon vieux profil sur un site que j'avais utilise en aout pour trouver une famille. La maman est polonaise, le papa est kenyan, et toute la tribu vit a Dublin. Je reponds sur le moment de la meme maniere qu'a toutes les autres qui n'ont pas donner suite a ma candidature. Dorota, elle, donne suite.

Prendre la decision de quitter Londres fut dure a prendre, mais au fil des mails echanges avec Dorota, j'etais de plus en plus convaincue que vivre chez quelqu'un avec qui je serais heureuse est beaucoup plus important que ma fierte, qui etais a ce moment la la seule chose qui me maintenait a Londres.

Le jeudi, je dit a ma mere que j'avais pris la decision de quitter Londres le 15 decembre ( les filles quittant l'ecole pour les vacances de noel le 14), et resterais pendant les vacances de noel a Dublin pour avoir de bonnes bases sur lesquelles je pourrais m'appuyer une fois Dorota partit au travail et moi seule avec Luke et Abigail ( 2 ans et 6 mois respectivement).

Le vendredi, je recois un email de Dorota en reponse a ma decision de rester pour les fetes. " La famille c'est essentiel." me dit-elle. " et je refuse de te priver de la tienne. Je t'offre le voyage, cela sera mon cadeau de noel." je souris, et pense interieurement que le 15 decembre n'arrivera jamais assez tot.

C'est pourquoi lorsque je me suis fait virer, le samedi, je n'etais ni angoissee, ni en colere. J'ai telephone a Dorota, lui ai demande si je pouvais venir le lendemain, dimanche 2 decembre, au lieu du 15 comme prevu. Elle m'a repondu que j'etais la bienvenue quand je voulais, qu'ils viendraient me chercher au port de Dublin. J'ai preparee mes bagages en me disant qu'un nouveau miracle etait arrive.

Rédigé par Les tribulations 2 jeunes filles au pair

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